mercredi 29 février 2012

Les bons gestes pour se protéger du froid (et la Planète avec !)

L'hiver semble vivre ses dernières heures sur notre beau pays, les signes annonciateurs de printemps pointent leur nez !
Je peux donc enlever mes moufles et vous partager mes petits trucs et astuces testés ou repérés cet hiver pour me prémunir de cette grande vague de froid. Un plan d'actions en 2 chapitres. La suite demain !

- CHAPITRE 1 - 
Viser l'efficacité (énergétique)

Au travail, en location, sans le sou pour changer les fenêtres ou refaire l'isolation, il paraît difficile a priori de se dire qu'on peut faire quelque chose... Détrompez-vous, parfois, avec juste un peu d'imagination on peut résoudre des situations vraiment inconfortables.Voici une petite liste non exhaustive de gestes testés par moi-même ou par des proches.

Repensez l'agencement de votre pièce
- Au bureau surtout, éloignez-vous des fenêtres (courants d'air assurés et endroit le plus froid de votre pièce).
- Si à votre travail vous travaillez sur ordinateur toute la journée, avec un ordinateur fixe : tournez l'unité centrale vers vos pieds, et hop voilà un mini radiateur ;-) (vérifiez au passage qu'il soit bien dépoussiéré sinon il consomme jusqu'à 30% d'énergie en plus)
- Ne mettez AUCUN meuble devant les radiateurs ! C'est bête mais ça limite le rayonnement de sa chaleur produite de près de 20% !...  Votre mur derrière le radiateur est mal voire pas isolé (facile a repérer si au rez-de-chaussée devant votre mur un jour de neige, la neige fond comme neige au soleil...) ?
- Installez une paroi isolante réfléchissante derrière votre radiateur, ou un simple film réflecteur (vendu par exemple sur consoglobe ou chez n'importe quel magasin de bricolage). Plutôt que de chauffer votre mur, ce miroir renverra sa chaleur vers votre pièce. De quoi largement augmenter sa capacité.
Dans la même logique, ne mettez rien non plus SUR vos radiateurs (oui donc les caissons esthétiques ou autres tablettes à bibelots, sont certes esthétiques mais réduisent grandement leur efficacité)... Idem pour les rideaux : s'ils passent devant les radiateurs, inventez un petit système avec des pinces pour vous assurer qu'ils passent au-dessus, et non devant... 
Attention tout de même à ne pas occulter les systèmes d'aération de votre logement. Et veiller à toujours aérer vos pièces de vie (chambre + séjour) quelques minutes par jour, de préférence au plus chaud de la journée pour éviter les pertes de chaleur, pour garder un air toujours sain. 

Ne surchauffez pas vos pièces, évitez les sources de froid.
- Il est tentant lorsqu'on est frigorifié en venant de l'extérieur de vouloir mettre le chauffage à fond. Or, poussé à fond, votre radiateur ne fera que consommer encore plus, et n'arrivera pas plus vite à votre température souhaitée. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est l'ADEME.
- Le soir en partant du travail, baissez -si vous le pouvez- le chauffage, pas besoin de chauffer à fond la nuit... Généralement le mettre en position "hors gel" suffit (= au minimum, sans l'éteindre complètement)
- Fermez les portes de votre pièce. C'est mathématique : moins le volume de la pièce sera grand à chauffer, plus vite elle sera à température souhaitée, et cela évite les courants d'air froid. 
- Faites de vos pièces à vivre des petits nids douillets. Votre sol est froid (carrelage, lino, ...) C'est le moment de sortir vos beaux tapis ! Un tapis au sol, c'est 1°C de gagné. 
- Faites du soleil, des rideaux et des volets vos amis les plus précieux. Absent de la pièce ou dès le soleil couché : fermez vos volets et/ou vos rideaux (doublés de préférence), vous gagnerez 2 degrés sans toucher à votre thermostat. Votre porte d'entrée est mal isolée ? installez une tringle avec un rideau doublé qui descend jusqu'au sol. Efficacité assurée ! En journée, pour les fenêtres exposées au soleil l'après-midi, laissez-le faire son oeuvre : il chauffera votre pièce tout seul !, pour une fois que l'effet de serre nous est utile ;-) (NB : son efficacité sera accrue sur des fenêtres bien propres, pensez-y à la fin de l'automne ou une belle après-midi d'hiver : c'est le moment de faire vos vitres). 
- Jouez sur la chaleur ressentie : à température unique, vous aurez l'impression d'avoir plus chaud dans une pièce aux couleurs chaudes, avec des meubles en bois que dans une pièce carrelée aux couleurs froides. 
- Ajustez la température à chaque pièce : 1 degré en moins c'est 7% d'économie sur votre consommation. On considère souvent que la température idéale de la salle de bain doit être de 21°, alors que celle de la chambre 17°, le séjour de 19° et l'entrée peut être à 17° également. Les pièces non occupées peuvent rester à 12-14°C, portes bien fermées. Il n'est pas vraiment question d'être frileux ou non. Au contraire, moins on imposera de violents chocs thermiques à notre corps, plus vite il s'habituera aux températures fraîches. 

Pensez global : participez à éviter l'importation d'énergie lors des pics de froids
Les médias en parlent assez souvent, quand il fait très très froid chez nous, notre énergie produite ne suffit plus à nos besoins, et nous devons importer de l'énergie à l'étranger. Or, bien souvent, il s'agit d'énergie au charbon, très polluante... Et en plus beaucoup plus chère à notre pays...
Donc plus que jamais, il est important de se forcer à penser un peu aux autres et rationaliser ses utilisations d'appareils électriques.
- Privilégiez les heures creuses pour lancer votre lave-vaisselle, vos machines à laver, passer l'aspirateur, etc.
Ne vous fiez pas forcément aux horaires des tarifs d'heures creuses, ce sont des moyennes (rappel : en général 23h à 6h), mais regardez au réel pour les plus curieux les courbes journalières de consommation d'électricité, sur le site de RTE (et avec les différents types d'énergie utilisés, et les émissions CO2 liées. Comparez la journée la plus froide - 11 février 2012 - au 31 janvier par exemple, c'est terrible !) . La nuit est donc bel et bien un creux (dès 21h ou 22h) mais aussi la période de 14h à 17h (idéal pour l'aspirateur donc !). Si vous avez des appareils dont vous pouvez différer le départ, pensez-y, et évitez de les faire tourner le matin vers 8h ou le soir vers 20h : les 2 plus gros pics.

- Utilisez la chaleur du four : Si vous devez utiliser votre four pour le dîner, choisissez un menu 100% four pour rentabiliser sa chauffe, mais profitez également de sa chaleur après cuisson en le laissant se refroidir porte ouverte (si vous n'avez pas d'enfants bien-sûr...)

- Dégivrez le congélateur : un congélateur avec du givre consomme jusqu'à 30% plus... Pas besoin d'en dire plus : c'est la meilleure saison pour le vider, et éteindre votre frigo en stockant vos produits temporairement dehors ou dans un placard sous une fenêtre... (vive les anciens garde-manger à la parisienne)




- Et puis bien-sûr, chassez chaque lumière allumée pour rien, les chargeurs qui traînent sur les prises, les appareils en veille... coupez votre box internet dès que vous ne vous en servez pas (la nuit et lorsque vous êtes au travail par exemple), tous les petits gestes compte. Et en prime, avec ces petits gestes, vous compenserez la hausse de votre facture liée au chauffage : tout le monde y gagne ;)

mardi 21 février 2012

Hiver 2011/2012, l'illusion populaire d'un coup de froid...


L’hiver météorologique se terminant le 1er Mars, notre bel hiver, désormais dans sa dernière décade, nous quitte après avoir émerveillé les yeux d’un public ébahi devant tant d’émerveillement sur des paysages figés, ou drapés d’un magnifique manteau blanc.

De la neige en plaine pendant 15 jours dans certaines régions en recevant rarement, des fleuves baladant des morceaux de glaces, des mares et des étangs figés, des sculptures glacées improbables prenant formes près des côtes balayées par un petit blizzard sibérien…

Blocs de glace en balade sur La Loire, à Saumur, le 10 février 2012
Un vrai plaisir pour les yeux... Et un moment "jamais vu" pour moi...
(Voir l'image en plus grand) 

Du coup, à l’abri de ce temps devenu inhabituel, on s’interroge, on discute au coin d’une table, dans la rue, on partage des impressions, on en ri… Et si… Et si les experts du climat s’étaient trompés…

A la radio, à la télévision, dans les journaux, sur internet, l’hiver ne sera pas passé inaperçu, et aura été longuement commenté sur le fait qu’il pourrait infirmer l’idée d’un réchauffement climatique…

Mais qu’en est-il vraiment ? Que racontent les données de températures ?

Tout d’abord, rassurez-vous, ce que vous avez vu ou ressenti, n’est pas le fruit d’une hallucination collective. Météo-France a bien signalé que la vague de froid que nous avons subi sur La France du 1er au 13 février 2012, était la plus intense, depuis celle de janvier 1987, soit depuis 25 ans tout de même…

Pas moins de 25 ans déjà… Alors qu’entre 1945 et 1970, on pouvait en observer dans ces ordres d’intensités, tous les 5 ans environ… Oui, il fut un temps pas si lointain, où ce genre de conditions n’étaient pas si exceptionnelles, et parfois plus intenses encore… 


Source: Météo France (Cliquer sur l'image pour l'afficher en plus grand)


Egalement, malgré cette vague de froid,  l’hiver 2011-2012 devrait présenter finalement une anomalie de température saisonnière plutôt modérée, dont les données au 20 février 2012, la situe probablement entre -0.4° et +0.2° (par rapport à la période 1971-2000), ce qui ne permettra même pas à celui-ci de se hisser parmi les 50 hivers les plus froids depuis 1900.

Source: Météo France (Cliquer sur l'image pour l'afficher en plus grand)



Confirmant un peu plus le fait, que nos hivers nationaux paraissent présenter des anomalies négatives de moins en moins intenses que ceux observés dans le passé. 

De plus, notre sensibilité au froid, ne doit pas également nous faire oublier ce qui s’est passé du 1er décembre à ce fameux 1er février, en France.

Les mois de décembre 2011 et de janvier 2012, ont présenté des anomalies mensuelles si positives, (respectivement : +2° et +1.5° par rapport à la période 1971-2000) et si rarement observées sur les 110 dernières années, que les visualiser sur ces deux mois d’affilés, ne s’était produit que deux fois seulement depuis l’année 1900, en 1974 et en 2001.

Il est intéressant de constater qu’une telle configuration positive ne s’était jamais produite entre 1900 et 1970, et qu’en l’espace de ces quarante dernières années seulement, on a déjà pu remarquer cette conjonction, pas moins de 3 fois déjà… Une telle évolution dans la fréquence de survenue de ce genre d’évènement, doit nous interpeller, comme la mise en évidence d’un signal d’un changement plus profond…

Donc cet hiver 2011-2012, malgré la beauté des paysages qu’il nous a offert, ne doit pas non plus nous faire oublier qu’il présente également, bel et bien des signaux d’une tendance de fond qui est observée depuis des décennies, celui de l’impact régional d’un réchauffement anthropique global constaté depuis au moins 60 ans…

Finalement, ce bel hiver ressemble un peu à son homologue de 2009-2010, celui qui avait été si allégrement commenté également, mais qui n’a pas empêché depuis, que l’année 2011 devienne l’année la plus chaude en France depuis le début des relevés météorologiques.

Qui n’a pas non plus empêché également, que l’année 2011, fut au niveau mondial, probablement la plus chaude année sous influence Niña, jamais observée avec une telle configuration.

Et enfin, qui n’empêchera pas non plus, que la décennie à venir, au moins, sera encore très probablement dominée par le réchauffement de l'état moyen du climat global.…

Sortie d'hibernation

ça ne vous aura pas échappé, nous venons de traverser une belle période de froid intense.

Je profite du dégel pour ressortir de ma tanière pour vous livrer mes trucs et astuces qui m'ont permis de survivre à cette vague de froid, sans trop pénaliser la planète de nos sur-consommations d'énergies...

Mais avant cela... j'aimerais vous présenter un nouveau contributeur à ce blog !

Aldébaran, son petit nom, c'est un expert hors norme que je vous ai dégoté rien que pour vous.

Avant d'agir, il est important de comprendre pourquoi Agir. Expert en climatologie, il maîtrise comme peu le sujet du réchauffement climatique, et suit de très près au quotidien les principes écologiques plein de bons sens.

Aldébaran interviendra donc pour introduire tout en pédagogie les enjeux globaux qui sont les nôtres, mais ses expériences ultra concrètes et locales viendront aussi enrichir la facilité de certaines actions.

Oui, agir, c'est facile, et Aldébaran en est une belle illustration.

"Think Global, Act Local."



Je laisse la parole donc à Aldébaran pour vous parler un peu de notre grosse vague de froid qui vient de traverser notre beau pays (et nos voisins !)

...et je reviens très vite pour vous parler d'actions, très faciles !, pour vous armer contre le froid.



mardi 9 novembre 2010

Comprendre l’ISO 26000 grâce à un contre-exemple emblématique : Sony Music et sa gestion de l’album posthume de Michael Jackson.

Depuis 5 ans, les représentants des pays membres de l’ISO (organismes définissant les normes internationales), ont travaillé d’arrache pied pour définir une norme de commerce international, permettant à toutes les entreprises du monde entier d’avoir les mêmes critères d’exigences en terme de responsabilité sociale et environnementale liée à leurs activités.

Au bout de 5 ans de discussions intenses et passionnantes, l’ISO 26000 est née. Votée en début d’année et publiée depuis le 2 novembre 2010, toutes les organisations des pays (une centaine) concernés peuvent désormais se mettre au diapason et harmoniser leurs pratiques.

Concrètement : en quoi les entreprises vont pouvoir être guidées par cette nouvelle norme ? En fait, l’ISO 26000 s’avère être un excellent outil de pilotage et de prise de conscience des différents niveaux de responsabilité et d’exigences de la société actuelle.

En 7 chapitres, les règles sont définies, au sujet des droits de l’homme, des relations et conditions de travail, de la protection de l’environnement, des bonnes pratiques des affaires, des relations aux consommateurs, de l’engagement sociétal, et de la gouvernance de l’organisation. Pour chaque chapitre, des principes concrets sont définis.

Comment ce guide peut servir les entreprises ?

Je prendrai un exemple très concret : admiratrice de l’artiste Michael Jackson, je ne peux résister à la tentation de pousser un coup de gueule contre le mauvais exemple de Sony Music cette semaine, et apporter des éléments de réponses sous le regard de cette nouvelle norme internationale.  

Suite à la mort de l’artiste, Sony Music a décidé de continuer d’investir dans sa poule aux œufs d’or en signant un contrat record de 250 millions de dollars pour une durée de 7 ans. Pour info, Sony est la maison de disque ayant suivi Michael Jackson depuis le début de sa carrière solo phénoménale. Je passerai sur les erreurs artistiques surprenantes commises par la multinationale, pour rester sur le propos de la Responsabilité Sociale de Sony Music.

Lundi matin, Sony Music nous met à disposition un titre inédit : « Breaking News », lançant  la promo du premier album posthume prévu pour le 14 décembre, baptisé « Michael ».
Dès les premières heures, le scandale monte de toutes parts : famille Jackson, fans du monde entier, anciens collaborateurs de l’artiste : ce n’est assurément pas la voix de Michael Jackson sur ce titre.

Voici selon moi les grands chapitres de l’ISO 26000 qui auraient pu être utiles à Sony Music :

Chapitre 6.6 : les pratiques des affaires / sous-chapitre : Respect des droits de propriété.
Ce chapitre aurait pu aider Sony Music à se mettre un warning sur l’utilisation frauduleuse d’un artiste imitateur en le faisant passer pour un autre. Sony nous démontre ici un exemple d’ « auto-contre-façon » en apposant sa marque « Michael Jackson » sur un artiste autre qu’elle a elle-même produit. Comment dévaloriser sa marque en 1 journée…

Chapitre 6.7 : questions relatives aux relations avec les consommateurs / sous-chapitres : Pratiques loyales en matière de commercialisation, d’informations et de contrats ET Service après-vente, assistance et résolution des réclamations et litiges pour les consommateurs
Le plus scandaleux dans cette affaire, est que tout cela ait été fait sciemment, et avec la volonté de cacher la réalité aux consommateurs et autres experts critiques musicaux et même la famille. Malgré les doutes, les communiqués de Sony soutiennent que des « experts » et « même le FBI » auraient validé l’authenticité de la voix de Michael Jackson sur ce titre (et plusieurs autres titres prévus sur l’album). Et allant jusqu’à assurer que 100% de ce qu’on entend est du MJ. Inondés de courriers, d’appels et devant la multitude d’articles de presses et groupes sociaux se montant pour dénoncer la supercherie, des informations filtrent officieusement et Sony reconnaîtrait avoir fait appel à un imitateur pour compléter les pistes vocales incomplètes laissés par Michael Jackson, à hauteur de 50% minimum, ou pour reproduire les passages de moins bonne qualité. Volonté de manipuler, de tromper, puis ensuite négligence des réclamations… Sans parler des interviews diverses et variées laissant sous entendre des manigances douteuses : quelle que soit la vérité, la transparence n'est pas de mise c'est certain. Peut mieux faire niveau responsabilité sociétale…

Le chapitre central de l’iso 26000 repose sur un modèle de gouvernance où chaque partie prenante doit être consultée et prise en compte. L’iso 26000 fait entrer les organisations dans une démarche holistique où son monde n’est plus limité à sa seule organisation, mais où chaque acteur concerné par son activité est partie intégrante de son « éco-système ».
Dans le cas de sony music, pour la sortie de l’album posthume de Michael Jackson, les parties prenantes sont nombreuses : les actionnaires ayant misé les 250 millions de dollars sont une partie évidente. Mais au même titre que : les exécutants testamentaires de l’artiste, garant de son héritage. Mais aussi la famille, héritiers directs : sa mère et ses enfants, au même titre que des actionnaires, ils sont concernés par ce projet. Et que dire des consommateurs ? Ils sont de différents niveaux : grand public, fans, et experts musicaux. Sachant que beaucoup de fans sont eux-mêmes de grands experts musicaux… Avoir négligé la force de l’attachement du public à l’œuvre du King of Pop a été une erreur stratégique monumentale. Dans ce projet, seules les 2 premières parties ont été consultées et écoutées, négligeant dangereusement les autres… Sony a tout intérêt à s’inspirer des bonnes pratiques de gouvernance et de la tendance de la consultation de ces parties prenantes pour se racheter une image !


La bonne nouvelle avec cette polémique, c’est qu’elle nous démontre que cette norme ISO26000 répond à une attente des plus fortes de la société : transparence, équité, et concertation sont exigées aujourd’hui ! Les parties prenantes oubliées sont à même de se faire entendre et considèrent qu’il est de leur droit d’être consultées, et que les projets se construisent en collaboration, en partenariat avec elles.

Oui la société est en pleine mutation. Nous en avons ici la démonstration vivante… 

plus d'infos sur l'iso 26000

dimanche 30 mai 2010

30 mai 2010 : 1 an de mariage !! retour sur l'éco-conception de cette journée

Certes, sur le papier, faire venir de nombreuses personnes de toute la France vers un même endroit pour un week-end et consommer un bon repas et beaucoup de choses "que pour une journée", c'est n'est pas vraiment écolo !

Cependant, il serait tout de même dommage de ne pas se marier du tout par simple conscience écolo... Alors, pour cet événement incontournable, nous avons essayé de faire notre maximum pour réduire l'impact environnemental de notre journée. 


Faire parts et remerciements : nous avons opté pour du papier recyclé (pour le faire part et les enveloppes), utilisant le moins d'encre possible avec une conception avec un minimum d'à-plats de couleurs. Pour imprimer les faire-parts d'invitation, nous avons choisi une imprimante avec cartouches séparées, permettant de ne changer que la couleur utilisée. Le format du faire-part a également été choisi pour n'avoir aucune perte de papier : 2 faire-parts par page A4. Et impression R/V bien-sûr. 

Le lieu : il nous était impératif de rester le plus près possible de Vannes, accessible en TGV. Même si la SNCF n'avait pas de billet Prem's pour ce week-end prolongé, ce qui a dû obliger certaines personnes à venir en voiture... Malgré tout, le covoiturage a bien fonctionné.

Le traiteur : nous avons choisi notre traiteur non seulement sur la base de la qualité de ses équipes, de son approche gastronomique et originale, de sa notoriété locale, de sa proximité... mais surtout Hervé Thomazo était le seul qui avait opté pour une cuisine à base de produits locaux et de saison. Par conséquent, le menu du 30 mai était un peu différent de celui de fin décembre lorsque nous avions procédé aux essais de plats. Nos palais ont découvert en même temps que nos convives les ajustements saisonniers effectués par Hervé et son équipe. 

Les fleurs : il y en a eu très très peu (bouquet de la mariée et des compositions florales épurées de type prairie à base de fleurs des champs) car les fleurs, c'est beau mais pas vraiment écolo. Donc pas de fleurs sur les tables, et des pétales de récupération pour la sortie d'église (pour le coup, c'est plus écolo que des pétales de papier !). Comme pour les plats, les fleurs étaient obligatoirement de la région et de saison. La fleuriste a aussi apprécié ma demande, car elle aime respecter ce principe. Pour limiter le nombre de fleurs, nous avons récupéré les bouts de bancs du mariage qui avait lieu juste avant le nôtre, et nous les avons emporté avec nous pour habiller l'entrée de notre salle de réception. Leur durée d'utilisation a donc été optimisée !
 





  • La décoration : elle a été faite au maximum à partir d'objets de récupération et était minimaliste et zéro plastique.  





    1. Les mobiles au centre de la table : ils ont été conçus avec des cartons récupérés dans les rues lilloises ! Ils ont été peaufinés avec des produits non nocifs que ce soit au niveau du choix des colles ou du vernis à l'eau. Les mobiles se sont ensuite transformés en bureau et meuble pour imprimante ! Aucun élément de décoration n'a été jeté !


    2. Branchages blancs : ils ont été récupérés dans le jardin de mes grands-parents. Les bambous ayant servi aux cadres viennent aussi du même jardin !


    3. Plan de table : lui aussi en carton intégralement !


    4. Les galets :non, ils ne viennent pas de Chine (comme tous ceux trouvés dans le commerce !) mais du Fier ! la rivière qui traverse Hauteville, la ville natale de Cédric ! pour ceux qui étaient au centre des mobiles, ils ornent désormais les massifs de fleurs du jardin de mes beaux-parents. Ils sont donc retournés dans leur village, pour respecter leur zone de sédimentation (eh oui, tout galet devient sable, rappelez-vous vos cours de géographie du lycée) ! Nous avons aussi choisi des galets pour indiquer les noms des invités, pour éviter la consommation de papier supplémentaire. Ces derniers ont été conservés par les invités et ils avaient été peints avec de la peinture à l'eau écolo.


    5. Les menus en ardoises : Pour éviter une fois encore de dépenser trop de papier, nous avons choisi de réaliser 2 menus uniquement par table, et de les inscrire sur des ardoises. Grâce à un stylo conçu pour, nous avons pu les effacer depuis (hormis quelques-uns conservés en souvenirs !) et nous servent depuis en art de la table. Les ardoises venaient quant à elles de Trélazé, près d'Angers : la zone de production de toutes les ardoises des toits bretons ! Hors de question d'acheter de l'ardoise chinoise ;)




    • Les cadeaux aux invités : nous avons choisi de ne pas faire de dragées par goût personnel. Nous avons donc opté pour des cadeaux plus personnels :


    1. Des petites graines d'edelweiss :symbole de pureté et d'amour et surtout des Alpes. C'est une plante peu consommatrice d'eau qui pousse sur des sols pauvres. Une coûtume alpine (au Tyrol) veut que  le fiancé offre un bouquet d'edelweiss à sa promise le jour du mariage.


    2. Des sucettes au caramel au beurre salé :Je me suis chargée de fabriquer les 119 sucettes qui se sont essaimées sur les tables. Le pic était en bois et l'emballage en papier, donc pas de plastique ;)
      La robe de mariée :  initialement, je souhaitais une robe en papier mais aucune boutique ne le permettait à Lille (à Marseille, c'était possible !). Finalement, le choix s'est porté sur un modèle Rembo Styling qui fabrique ses robes en Belgique, non loin de chez nous (et non en Chine dans les conditions sociales souvent critiques des productions des robes bon marché...). Pour son nettoyage après la cérémonie, c'est vers un pressing écologique que nous nous sommes dirigés (Pressing Nénuphar). Je n'allais quand même pas mettre des produits chimiques nocifs sur ma jolie robe ! 
      Les approvisionnements : comme nous n'avions pas de voiture, nous avons fait beaucoup de commandes par internet . Les commandes ont été, au maximum, groupées  et les livraisons en point relais ont été  privilégiées pour réduire leurs circuits de livraisons.  Dans la mesure du possible, nous avons choisi des sites internets présents dans le Nord, près de notre domicile, pour, une fois encore, limiter les distances de livraisons et la longueur de notre trace carbone ! 
      Le transport des mariés : à Hauteville sur Fier, pour notre cérémonie civile, notre carrosse était une Prius. En Bretagne, nous avons choisi de faire travailler Eole en optant pour le Sinagot (bateau traditionnel du Golfe du Morbihan) et ses voiles !
      Le voyage de noces : 
      Nous avons choisi de nous offrir une petite lune de miel de quelques jours, pour profiter de notre petit nuage de bonheur. Rien ne sert d'aller bien loin quand on est dans le Golfe du Morbihan pour trouver un endroit paradisiaque : Belle-Ile s'offrait à nous ;)
      Pour le grand voyage de noces, nous avons choisi une destination lointaine, OK, Madagascar en avion c'est pas génial...  Nous avons cependant choisi un voyagiste qui a pris à sa charge une partie de l'impact carbone (Voyageurs du Monde) et nous avons complété le geste (avec CO² Solidaire). Sur place, nous avons demandé d'être hébergé au maximum dans des eco-lodges.

      En conclusion, même si on n'a pas pu faire tout ce que l'on souhaitait, nous avons essayé de tenir compte de tous les détails possibles....

    lundi 3 mai 2010

    Mon portrait de bloggeuse

    Qui je suis ? pourquoi ce blog ? mon rapport à la consommation responsable ?

    Consoglobe m'a dressé le portrait : retrouvez-le en cliquant sur ce lien 

    jeudi 8 avril 2010

    Vive les Graffitis Propres pour décorer nos villes !

    Je fais partie de ceux qui pensent que le DD n'est pas une contrainte mais au contraire une extraordinaire opportunité d'innovation et de créativité.

    Et je ne suis pas la seule à le penser :

    des artistes ont eu la brillante idée de tagger les endroits particulièrement sales pour les rendre plus beau.




    Le concept est génial et s'appelle le "Reverse Graffiti".
    "Reverse" car au lieu de peindre le mur ou le sol, ils le nettoient avec un système de pochoir en bois de récupération.




    la seule question que je me pose est sur l'eau qu'ils utilisent : j'espère que c'est de l'eau de récupération de pluie ;) là le concept serait parfait !


    L'enseigne nordiste Kbane (1er réseau de magasin dédié à l'habitat durable : du gros oeuvre au petit équipement pour les robinets ou la peinture : tout autour de la maison écolo), utilise ce principe pour un jeu durant tout le mois d'avril dans la métropole lilloise. Si l'on retrouve ces graff écolo dans la ville, qu'on les prend en photo, on peut gagner des lots écolos ! : http://www.kbane.com/jeu/

    vendredi 2 avril 2010

    Une belle mort pour la belle mort

    Bravo Fred ;)

    oui, le cerceuil bio-dégradables qui se transforme en petites fleurs c'est un poisson ;)

    MAIS j'ai une vraie actu écolo sur le sujet tout de même, et là ce n'est plus une blague !

    une asso de Calais (vive le Ch'nord !) créée pour réinsérer des personnes éloignées de l'emploi depuis longtemps grâce au travail manuel créatif, a eu l'idée de génie de concevoir des cercueils en CARTON !

    Etant moi-même fan de mobilier en carton, je trouve cette invention géniallissime.

    Contrairement au faux cercueil à fleurs, celui-ci a pour vocation exclusive l'incinération.

    L'avantage énorme (c'est le tout petit passage glauque) est que le carton se consomme beaucoup plus vite que le bois et rejette nettement moins de substances nocives pendant sa combustion (vernis, bois, etc)

    N'imaginez pour autant pas vous retrouver dans un colis style ikea, ces cercueils en carton sont vraiment beaux et leur (eco)-conception a même été brevetée (et récomposée au concours Lépine en 2007). Oui, c'est sérieux.


    Et ils sont vendus avec la petite urne assortie.



    La cerise sur le gateau ? De ce que j'ai compris, ils pourraient être personnalisables (THE avantage de tout ce qui est mobilier en carton) : couleurs, inscription d'une citation, etc.

    jeudi 1 avril 2010

    Une bien belle mort

    Je vous invite à découvrir cette nouveauté qui n'est pas pour me déplaire !

    J'adore les inventeurs écolo : la plus belle démonstration que le DD est source d'innovation !!

    et quand en plus, il se trouve que l'inventeur est néerlandais, je ne peux que vous parlez de cette invention :

    non, cet article n'est pas glauque mais très poétique. Cet inventeur, avec son cercueil bio, nous propose de nous transformer en fleurs après notre passage sur Terre. N'est-ce pas merveilleux ? J'ai un peu raccourci le principe, je vous invite à lire l'article ci-joint pour comprendre comment c'est possible : http://www.consoglobe.com/ac-actus-developpement-durable_4025_cercueil-biodegradable-mort-ecolo.html


    au plaisir de lire vos commentaires. Moi, cette nouvelle invention (dont j'espère quand même ne pas avoir à utiliser d'ici trèèèèèèèès longtemps) elle me séduit.

    lundi 22 mars 2010

    Aujourd'hui c'est la journée mondiale de l'eau

    Spéciale dédicace aux milliards de gouttes d'eau de la Planète.
    (et plus spécialement à mon amie d'enfance Perlette : mon histoire préférée quand j'étais petit)

    Aujourd'hui c'est leur jour, chouchoutons-les en les laissant jouer dans leur élément naturel : océan, nappe phréatique, rivière... Et évitons au maximum (j'ai pas dit complètement non plus.. C'est comme pour nous : les jours fériés, il y a toujours des gens qui travaillent dans l'économie...) de les faire travailler pour laver nos dents, nos mains sales, notre vaisselle etc.
    Chaque français consomme en moyenne 200 litres d'eau par jour...
    Vous imaginez le nombre de milliers de gouttes d'eau que ça représente ?

    le 22 mars, c'est LE jour pour passer en mode "service minimum" niveau eau.


    Alors pour ça, différents niveaux de service minimum :

    1- des petits gestes pas compliqués :
    je vous invite pour cela à consulter mes conseils que j'ai postés sur le blog consommer durable que j'anime désormais en plus de mon petit blog agircfacile :

     * Sous la douche, pour se brosser les dents, les mains.(au fait saviez-vous qu'un bain consomme en moyenne 3 fois plus d'eau qu'une douche ? Et pourtant, un français utilise quand même 50 litres d'eau en moyenne pour une douche...)
     * En faisant sa vaisselle
     * En lavant son linge.
    => consultez mes commentaires et ceux d'autres internautes en cliquant ICI

    2 - mais on peut aller encore plus loin en s'équipant malin.
    Dans la série, petits objets qui vous font économiser beaucoup (et qui permettent à un maximum de petites gouttes d'eau de rester barboter dans leur univers naturel ;) héhé on ne pense pas assez à Perlette et Perla les petites gouttes d'eau !), je vous conseille l'excellent récap' de ConsoGlobe réalisé à l'occasion du mois de l'eau (oui car la journée de l'eau s'inscrit dans le mois de l'eau ! logique !). Les objets miracles sont :



    * les réducteurs d'eau à clipser sur tous les robinets : pour le même débit ressenti, vous avez en fait 60% d'eau en moins qui sort du robinet. Oui c'est magique !!! et pas cher !! et en plus il existe des versions déco super design pour décorer vos robinets. Fun.

     

     * les équipements pour économiser de l'eau dans la cuvette des toilettes : Non, ne rigolez pas ! C'est plus de la moitié de l'eau qu'on utilise chaque jour !! Les toilettes avec réservoir consomment 10 à 12 litres par chasse en moyenne... Des systèmes vraiment faciles et pas chers permettent de réduire le volume d'eau à remplir sans avoir à changer complètement les toilettes. ça vaut le coup d'investir... Vous économiserez 40 à 50 % d'eau...
    vous trouverez sur CE LIEN un tableau récapitulant les économies offertes par chaque objet. 
     

    * et pour ceux qui ont une voiture : plus d'excuses. Il existe aujourd'hui des produits écolos permettant de nettoyer votre voiture sans aucune goutte d'eau. Et sans aucun produit nocif pour l'environnement.

    Dans cette lignée, découvrez aussi les centres de lavages nouvelle génération de Sineo : il y a des centres un peu partout en France désormais et la formule fait mouche. Et pour cause : un vrai coup de coeur... Pas une goutte d'eau utilisée, que des huiles essentielles, et un engagement social fort avec le recrutement de personnes en difficultés. Une belle histoire. J'aime... même si j'ai pas de voiture ;)

    * et bien-sûr, pour ceux qui le peuvent : l'idéal est de pouvoir récupérer l'eau de pluie pour faire tourner les machines et les toilettes.

    Merci pour Perlette, Perla, et tous ceux qui ont plus besoin d'eau que nous pour vivre...  Partageons cette ressource précieuse.